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Jan. 07 15

Isabelle Gazonnois

Rencontre

Isabelle est comédienne, musicienne. Elle vit aujourd’hui en Dordogne. Depuis 4 ans.

Isabelle est par monts et par vaux. C’est sans doute pour cela qu’elle court de villes en villages : vivre sa passion, le théâtre. Depuis le début des années 80, elle façonne les planches rurales et urbaines avec le même enthousiasme, celui de la complicité des instants avec le public, les gens d’ici et d’ailleurs.

L’histoire d’Isabelle est tissée de rencontres : celles qui l’ont conduit à devenir comédienne, avec sa part de rêve, d’enfance, de fantaisie et d’intelligence. Celui ou celle qui a les yeux grands ouverts doit pouvoir faire du théâtre : c’est son cas. Reste ensuite à travailler dur et à avoir assez de tripes pour vivre les difficultés de cet art. Elle fonce, et en 1991, elle entre au Théâtre du Soleil, pour jouer sous la direction d’Ariane Mnouchkine ! Jouer, c’est partager un chemin : celui-ci se présente plutôt bien. Elle enchaîne ensuite les créations théâtrales et musicales : Belle de Nuit, La Folle Nuit de Nestor Lampadaire, Cœur Nomade, Les Fourberies de Scapin, Les Précieuses Ridicules, La Dame aux Camélias, Orénoque, La Prose du Transsibérien…bref, tel un écrivain, elle est dans l’encre jusqu’aux coudes.

Son aventure se poursuit également dans le registre musical et cinématographique : chants populaires en yiddish, hébreu, russe, et première expérience dans un long métrage « Violetta la Reine de la Moto » de Guy Jacques. Son désir s’exprime au-delà de sa flamme première, elle goûte aux joies de la diversité, ou plus exactement de la transgression artistique. L’arbre se trouve face à une belle forêt. L’apprentissage continue. La découverte aussi.

Aux yeux grands ouverts, les oreilles écoutent. Les sens se développent. Malgré tout, depuis la nuit des temps, une fondamentale demeure : l’outil. Sa compréhension et sa maîtrise sont indispensables. Le pinceau du peintre, le ciseau du sculpteur, l’instrument du musicien. Et pour le théâtre ? J’aurais dû lui poser la question. Suis quiche alors !

Mais pourquoi je vous parle d’Isabelle en fait ? Vous le saurez d’ici jeudi, promis.